La société Suez a déposé en 2016 une demande de prolongement d’exploitation et d’extension du centre de stockage de déchets de Borde matin, situé à Roche-la-Molière.

 

Dans le cadre de l’enquête publique, plusieurs villes de l’Ondaine, dont Firminy, ont été sollicitées par le Préfet de la Loire afin d’émettre un avis consultatif sur ce projet.

Notre équipe municipale dont la position a été constante et n’a pas varié selon les réunions ou les instances a mûrement réfléchi sa décision à partir d’une analyse de la situation. 1 million de tonnes de déchets non dangereux sont produits chaque année dans la Loire (par les habitants, les entreprises, les collectivités…) : gérer ces déchets, après tri, recyclage et revalorisation, est une nécessité. La Ville de Firminy est engagée dans la démarche du Sydemer (SYndicat mixte d’étude pour le traitement des Déchets MÉnagers et assimilés Résiduels du Stéphanois et du Monbrisonnais) qui consiste à trouver un nouveau site afin de mettre fin à l’exploitation de Borde-Matin.

Lors du conseil municipal du 27 mars 2017, nous avons donné notre accord pour une prolongation de l’autorisation d’exploiter la décharge de Roche la Molière si 4 conditions étaient respectées :

  • que le tonnage soit plafonné à 300 000 tonnes/an dans la situation actuelle et, à terme de la mise en œuvre effective de la Loi relative aux déchets organiques (Loi sur la transition énergétique de 2015), de plafonner à 200 000 tonnes/an,
  • que les importations soient limitées aujourd’hui et à l’avenir à leur niveau actuel (50 000 tonnes/an) ainsi qu’à l’aire géographique d’importation (départements limitrophes, moins de 70 km) telles que prescrites dans l’actuel Plan Départemental d’Elimination des Déchets Non Dangereux et Assimilés de la Loire,
  • que les travaux d’investissement visant à réduire les nuisances olfactives subies par les riverains soient poursuivis,
  • que les investigations liées à la recherche d’un nouveau site se poursuivent dans le cadre du SYDEMER (Syndicat mixte d’étude pour le traitement des déchets MEnagers et assimilés Résiduels du Stéphanois et du Montbrisonnais) ».

 

1ère condition

L’arrêté du Préfet permettait l’enfouissement en 2001 et 2002 de 1 000 000 tonnes par an ! et « depuis janvier 2003, la capacité maximale annuelle en masse est fixée à 500 000 tonnes » (page 5 arrêté du 15/10/2001). Comme de nombreux élus, nous exigeons donc une réduction très forte des déchets enfouis à Borde Matin. Aujourd’hui, environ 300 000 tonnes par an sont enfouies.

 

2ème condition

L’arrêté préfectoral de 2001 restreignait les importations annuelles à 125 000 tonnes par an. Depuis l’arrêté préfectoral du 18 mai 2017, « le quota d’importation est limité à 50 000 tonnes par an » avec « une zone de chalandise limitée à 70km « route » autour de l’installation ». Il est indispensable d’obtenir le maintien à 50 000 tonnes maximum autorisé par an.

 

3ème condition

Des travaux significatifs ont été réalisés pour réduire les odeurs pour les riverains, ils doivent absolument être poursuivis.

 

4ème condition

L’autorisation d’exploiter est actuellement jusqu’en 2026. Le SYDEMER, présidé par le maire de Roche la Molière, est chargé de rechercher un nouveau site, or actuellement aucun site n’a été trouvé. Pire la Loire ne dispose plus que d’un seul centre d’enfouissement depuis la fermeture le 30 juin 2016 de la décharge de Mably.

Le Roannais souhaite exporter ses déchets sur Roche la Molière ce que je refuse et qui n’est pas possible si nous obtenons le maintien de la limite des importations à 70 km autour de l’installation, c’est là le véritable enjeu. En effet, la distance Roche la Molière – Mably est de 91 km.

Agir pour la non-prolongation du centre d’enfouissement technique de Roche la Molière est un combat perdu d’avance car les élus savent que le Préfet de la Loire, l’Etat, refusera toujours, tant qu’un autre site n’aura pas été choisi. Nous pensons qu’il est ainsi plus sérieux et réaliste de cadrer fermement l’exploitation avec de fortes conditions : continuons à améliorer le traitement des déchets, des odeurs, tout en limitant  le tonnage et en le réduisant même. Dans le même temps, il est essentiel que le Sydemer continue à travailler à de nouvelles alternatives.

Quand un site aura été enfin retenu, la durée d’exploitation de Borde Matin pourra être reconsidérée.

D’ailleurs lors du conseil de communauté, du 8 février dernier, le président de St Etienne Métropole a redit publiquement son accord pour la prolongation de l’activité de la décharge de Roche la Molière, son refus d’augmenter le tonnage enfoui et de maintenir la limitation actuelle de la zone d’importation.

J’évoquais notre position constante et cohérente. En effet lors de la commission préfectorale de suivi du site de Borde Matin de Roche La Molière, présidée par le Préfet ou son représentant, aucune ville de l’Ondaine membre de la commission n’a voté contre ce projet, celles de St Etienne Métropole, représentée par le maire de Roche la Molière, le Chambon-Feugerolles et Firminy ont voté pour cette prolongation.

Monsieur BERLIVET, en tant que Vice-Président de St Etienne Métropole lors de cette commission de Suivi de Site précisait qu’il était « favorable au projet dans le sens où il améliore la gestion environnementale et technique du site et la situation fiscale pour la collectivité ».